Santé Alternative

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 Comment devrait-on annoncer à un patient - son cancer ? (partie 2)

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Date d'inscription : 17/11/2008

MessageSujet: Comment devrait-on annoncer à un patient - son cancer ? (partie 2)   Dim 23 Nov - 23:29

Réactions. : Après avoir répondu à ces différentes questions, on peut analyser quelles vont être les réactions du patient, mais aussi celles du médecin, dans une situation telle que l’annonce d’un diagnostic incurable.
Les réactions du malade. : Comme le souligne E.Kübler-Ross, il est évident que l’homme n’aime pas délibérément envisager la fin de sa vie terrestre. Le patient a des inquiétudes diverses : crainte d’être un fardeau pour autrui. - inquiétude pour l’avenir de ses proches après sa mort. - crainte d’une mort douloureuse. L’annonce d’un diagnostic de maladie incurable peut être une malédiction ou une bénédiction suivant la façon dont le malade et sa famille sont dirigés dans cette situation cruciale. En effet, la période de la phase terminale peut être un moment d’évolution individuelle et de préparation commune, ou bien cela peut devenir une époque d’échec et de destruction mutuelle. Soit achever et accomplir une union, soit salir le souvenir des bonnes relations et miner la santé des survivants. E.Kübler-Ross croit que nous devrions penser de temps en temps à la mort et à ce qui la précède, et ce, avant de la rencontrer dans notre propre vie. Ce peut donc être une bénédiction d’employer le temps d’une maladie d’un proche à penser à la mort qui nous concerne. Il faut savoir que presque tous les malades sont conscients de la gravité de leur maladie, qu’on le leur ait dit ou non. Ils ne font pas toujours part de cette certitude à leur médecin ou à leurs proches, mais il vient un moment, où les patients ressentent le besoin de parler. Jean-Robert Debray signale à ce propos que les " patients privilégiés ", pour lesquels l’argument d’autorité fonctionne à plein, ne réclamant qu’un mot léger, dit d’une voix presque distraite " Ce n’est pas grand chose ..." deviennent de plus en plus rares. Selon Kübler-Ross, tous les malades réagissent de façon presque identique aux mauvaises nouvelles. Les étapes psychologiques de cette évolution sont les suivantes : choc et incrédulité. - Suit une dénégation, qui est la phase où l’on rejette ce qui arrive, on ne veut pas y croire, on nie la réalité. Celle-ci est rarement totale, et témoigne d’un besoin du malade de ne pas recevoir l’information en face.

Ex. " ça ne se peut pas ! ! ! Je vais guérir ! " Il est à remarquer, que même niée, la peur reste physiologiquement active. Yves de Gentil-Baichis estime qu’environ 10% des patients incurables restent bloqués à ce stade. Ensuite, dominent la colère et la rage, s’exprimant de différentes façons, et qui sont un recours contre l’angoisse.

Ex. " Je ne veux pas de cartes de prompt rétablissement, laissez-moi la paix ! ". Cette étape franchie, le malade peut atteindre le stade de récrimination temporaire, de marchandage, où s’effectue une prise de conscience graduelle, au cours de laquelle le patient met des conditions.

Ex. " Je prie beaucoup, il se passera donc un miracle. " Dépression, stade de prise de conscience totale. Le patient se rend compte de ce qui lui arrive et ne sait pas gérer la tristesse qu’il éprouve. Il assume la réalité.

Ex. " Je n’en peux plus, laissez-moi tranquille " Acceptation finale, signal de la mort imminente, où le patient atteint le stade final et paisible. Celle-ci est plus aisée chez les patients âgés, la mort d’un jeune adulte étant toujours une déchirure plus profonde.

Ex. " Je ne souffrirai plus beaucoup, adieux... " Cette phase permet de retrouver un nouveau sens à sa vie, une nouvelle identité, de nouveaux intérêts, de nouvelles satisfactions.

Pour que cette ultime étape soit atteinte, le malade doit garder une lueur d’espoir. Sans cela, le malade aura de mauvaises réactions et ne se réconciliera jamais complètement avec la personne qui lui a annoncé cette information en ne laissant aucune chance de guérison. On peut constater que les malades réagissent différemment aux nouvelles qu’on leur donne en fonction de la personnalité qu’ils se sont formés et du style de vie auquel ils prétendaient dans leur existence précédente. J.R.Debray insiste aussi sur un maintien de l’espoir qui est non seulement un devoir, mais une nécessité. Il prétend que la révélation d’un pronostic fatal apparaît dans l’immense majorité des cas comme le point de départ d’une attitude défaitiste entraînant la dépression et la déchéance et que le rôle du médecin n’est dans aucun cas de diminuer les chances de survie du malade, en risquant de provoquer ces réactions allant parfois jusqu’au suicide. (Quoique cette crainte soit exagérée, comme le révèle certaines études statistiques) Certains patients semblent incapables d’assumer la souffrance du parcours psychologique du deuil. On ne peut pas aider le malade à retrouver le bien-être physique, mais on peut l’aider à vivre sa vie le plus pleinement possible jusqu'à sa mort. Il y a cependant des sources d’aide possible pour ces patients : la foi religieuse. Si la religion est bien vécue, c’est-à-dire, n’est pas uniquement un coup de pinceau sociologique, elle peut apporter de l’aide. A proximité de la mort, tout le monde est vulnérable (le Christ au Mont des Oliviers), mais chez les gens sincèrement religieux, la foi paraît amener une prise de conscience porteuse d’apaisement et de sécurité. - l’épouse ou la famille - soi-même - le médecin " honnête ", qui a établi une relation de confiance avec son patient.
Le patient est en droit d’exiger la vérité. C’est alors au médecin d’analyser la situation, le caractère et le psychologique de son patient pour ajuster sa réponse. Quel est l’intérêt de savoir ? Le patient n’est plus dans le doute qui le mine encore plus. Il peut faire face, organiser, planifier sa fin de vie. Il peut mettre en ordre ses affaires personnelles et administratives. Organiser la vie de ses enfants, par exemple, après sa mort. D’un point de vue plus psychologique, le patient pourra mettre de l’ordre dans sa tête, témoigner plus justement de ses sentiments, se mettre en accord avec lui-même. Il pourra faire son deuil de la vie, de sa famille, de sa maison, etc. que bientôt il perdra. Cela permet aussi à la famille de faire le deuil de la personne qu’elle va perdre. Savoir la vérité peut à la fois provoquer de la peur, de l’inquiétude, de la tristesse, etc. L.Schwartzenberg a étudié comment les six phases du deuil se déroulent quand le patient reste dans l’ignorance du diagnostic, et quel est l’intérêt de savoir pour le bon déroulement de ce deuil. Selon lui, la première phase, celle du refus, se présente quand même, du moins dans la plupart des cas. Pourquoi donc, si le malade ne sait pas ? Simplement parce qu’il sent bien ce qu’il en est, même si on lui ment, et qu’en pratique il sait, même s’il repousse l’idée de sa mort. Pour le second stade, celui de la révolte, la peur et l’angoisse sont d’autant plus cruelles que le patient sait sans vraiment savoir, sans être tout à fait sûr, puisque le médecin refuse de répondre, de parler autrement que pour ne rien dire. Il n’y a donc pas de marchandage, la troisième étape, ou du moins en principe. Dans la pratique, les médecins savent bien que le soin minutieux avec lequel certains malades suivent leurs prescriptions, la résignation dont ils font preuve chaque fois qu’un nouvel examen leur est ordonné, un nouveau traitement prescrit, une nouvelle opération imposée, expriment cette volonté de ne laisser passer aucune chance, de faire tout leur possible pour surmonter le mal. Il y a bel et bien marchandage, à ceci près qu’il demeure implicite, occulté par le brouillard du secret. Au lieu d’être une négociation menée en pleine clarté, en pleine connaissance de cause, le malade est condamné à un marchandage avec lui-même. Croit-on qu’il souffre et se tourmente moins que s’il pouvait parler, si on lui avait parlé ? Le chagrin, presque le désespoir, quatrième étape : là encore c’est inévitable, et là encore, la seule différence est que le mur de silence et de mensonge laisse le malheureux seul avec son désespoir. Aussi, l’agressivité, l’irritation, la fureur même contre le médecin qui ne sait pas vous guérir et qui sans doute s’en trompé, contre les infirmières qui affectent de croire que tout ne va pas si mal, alors qu’au fond de soi-même, on sait bien que tout est perdu, contre les proches prisonniers du mensonge qu’on leur a imposé sont d’autant plus virulentes et destructrices. A l’heure où il serait bien nécessaire de préparer le malade à faire le grand saut, de lui permettre de se dissocier de la vie, le médecin l’enfonce au contraire dans l’illusion, ne lui laisse d’autre issue que de maudire ses juges qui refusent obstinément de lui faire justice. Il n’y aura donc que très rarement cette acceptation sereine, explicite, miraculeuse presque qui fait désirer la mort qu’on refusait de voir. Les dégâts que provoque le refus de la vérité ne sont-ils pas infiniment plus graves, plus irréparables que ceux que causeraient peut-être la franchise ? Si dans certains cas, c’est le médecin qui refuse la vérité à son patient, dans d’autres, c’est le patient qui ne veut pas savoir la vérité. Pourquoi ? Par peur de la mort, de la réalité du destin à affronter. Refuser la vérité, c’est refuser d’affronter la réalité. Ce sentiment peut être compris très facilement. Tant que l’on ne sait pas, on peut espérer guérir, continuer sa route. En effet, il est très dur de se dire qu’il va falloir tout quitter. Le malade ne perd jamais totalement l’espoir : pensons à tous ceux qui changent de médecin, d’hôpital, vont à l’étranger, à la recherche d’un remède miracle, cherchent une hypothétique solution auprès des " médecines " parallèles. On peut citer à cet égard La Rochefoucauld : " Personne ne peut regarder sa mort ni le soleil en face très longtemps ". Le patient développe pour supporter l’expérience de la maladie des tactiques qui lui permettent de conserver son moral. " Agir sur le moral, c’est augmenter ses chances de survie. Celui qui n’en a pas se laisse aller et donne place à la maladie. " (Francine Saillant) Le moral, en tant qu’élaboration culturelle à laquelle on accroche l’espoir transmis par les soignants sur le cancer, renvoie à un nouveau mode de vie, celui du combat et de la volonté. Face à la mort, il se pose en bouclier. Un tel discours, face à l’incertitude de la science médicale, dicte qu’il faut vivre. " Vivre au jour le jour, comme le disent soignés et soignants. Vivre aussi l’espoir fondé, mais certes aussi incertain, de la recherche." J.Bernard s’intéresse de plus près au cas des enfants, pour qui le danger de leur propre mort est une expérience insupportable, car pour eux, du moins jusque plus ou moins 8 ans, la disparition d’un être s’applique essentiellement aux autres. C’est pourquoi il prétend que, pour empêcher la naissance de cette angoisse, non seulement le diagnostic ne doit jamais être révélé à l’enfant (contrairement aux parents, à qui il faut dire la vérité), mais encore que, les chiffres, les résultats d’examens ne doivent jamais tomber en leur possession.
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